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Black Metal

Sink into the Experimental Black Metal Trip Hop of BAUME “Tout semble déjà mort”

When I’m listening to Gaetan Juif’s project Baume, I feel like I’ve walked through a door into the human mind. Lines are blurred, genres are blended, dissonance coexists with harmony. A voice echoes all around me as I stand in a swirl of experiences all vying for my attention. “Tout semble déjà mort” (everything already seems dead) is spoken word poetry set to experimental black metal blended with trip-hop. A combination that’s only strange when you read it because when you hear it, it makes perfect sense. The track is off his March 3rd, 2021 release Mon Être, tu ne le vis pas that you can order right here. Also available is a hand-sewn book of Juif’s poetry accompanying the digital download, produced by Distant Voices. Right now, experience our stream of “Tout semble déjà mort” below and let your mind go.

thomas bel 
thomas bel 

Tout semble déjà mort

Les visages s’en prennent aux murs,

se cognent à l’affront des nuages

se rappent aux briques poreuses, rouge de leurs peaux

Ces heurts , des morsures qui défient les mirages

jusqu’au fond des muqueuses, la proie dans leurs crocs.

Regarde les oiseaux s’approcher,

sombrer le moindre de tes sillages

Regarde les printemps s’envoler

un battement d’aile, un naufrage.

Les cases dans lesquelles on murmure

font de nous des otages

écrasent nos chimères rêveuses, lourdes de leurs os

ces peurs, des fissures qui défient les rivages

se traînent malheureuse, la croix dans leurs dos.

Je m’entre-tue dans une lutte qui n’existe pas et n’existera.

Je me bas dans le vide, frappe dans le silence, me saccage dans le néant, 

d’où mes cris essoufflés me reviennent, inchangés, inaltérés 

par les cavités du monde, qui demeurent et demeureront ici un mystère.

Alors que faire dans cette latence insupportable ?

Quand plus rien ne sert de crier, plus rien n’est défendable.

Quand les contours du monde semblent s’épaissir à en être écraser 

Quand tout est mis à nu à en être dépecer? 

Ne discernant de son âme, seule, sa fébrile surface, 

comme de ses méandres, la mer ne laisse paraître que ses frêles écailles, 

elle bat sans relâche, son épiderme fragile au dehors, 

bravant le cosmos, solitaire, cloîtré dans son insignifiance.

On y emprisonne ses rêves qui se figent parmi les reflets des nuages. 

Impassible, ils se dilatent malgré eux dans des courants inconnus, 

se laissant porté par une houle glaciale, par des souffles insolent. 

Hélas, même au cœur de la tempête des plus voraces,

 quand le ciel vibre à nos tempes et nous menace, je ne perçois dans leur dissolution, ni leur but, ni leur fin.

Alors que faire dans cette latence insupportable ?

Quand plus rien ne sert de crier, plus rien n’est défendable.

Quand les contours du monde semblent s’épaissir à en être écraser 

Quand tout est mis à nu à en être dépecer? 

Mon être, tu ne le vis pas,

Et rien à travers lui ne te traverse.

Mon être tu ne le suis pas,

Ni dans ses averses, ni dans ces choses qui me transpercent.

Rien ne te cogne, rien ne te brise,

Quand je perds pied ou quand je m’enlise.

Rien ne te submerges, rien ne t’inondes,

Quand la nuit me bouscule telle une bête immonde.

Mon être, tu ne le portes pas,

Quand je trébuche ou bien quand je tombe.

Rien ne vibre en toi quand je trembles, quand je succombe.

Et quand je saigne à me vider, je ne vois se dessiner en toi pas la moindre plaie si ce n’est celle de mon reflet.

Toi qui flotte à travers ces vagues, gorgées de lumières ou de noir, traversant mon corps comme un fluide nuptiale , seras tu la pour qu’enfin mes nuits troubles se mettent à reluire, pour qu’enfin de ta vie tu puisses enfin m’ éblouir ?

Il n’y a et n’aura jamais de miroir à mon âme, et je demeurerai bien seul face aux cauchemars. Tel est le salut que tu m’as offert dans ta lucidité froide et honnête. Alors que restera t’ il de ta lumière sinon ses balbutiements? Que restera il de ton idole si ce n’est son effondrement ?

Je m’entre-tue dans une lutte qui n’existe pas et n’existera.

Je me bas dans le vide, frappe dans le silence, me saccage dans le néant, 

d’où mes cris essoufflés me reviennent, inchangés, inaltérés 

par les cavités du monde, qui demeurent et demeureront ici un mystère.

Dans ton étreinte, je ne cherche plus ta chaleur mais mon éternité. 

Tout semble déjà mort, 

Du moindre de tes attraits aux plus frénétique de tes baisers. 

Tout semble déjà mort

Written By

Meghan MacRae grew up in Vancouver, Canada, but spent many years living in the remote woods. Living in the shadow of grizzly bears, cougars and the other predators of the wilderness taught her about the dark side of nature, and taught her to accept her place in nature's order as their prey. She is co-founder of CVLT Nation.

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